Le vélotourisme consiste à découvrir une région, un pays d’étapes en étapes. Il permet de voyager à son rythme, de choisir ce que l’on visite et de prendre le temps de découvrir les lieux. Encore faut-il préparer un itinéraire adapté. On vous explique pourquoi se mettre au vélo tourisme et comment planifier son itinéraire.
Pourquoi partir à vélo
Voyager à vélo, c’est d’abord choisir son rythme. On décide de la longueur des journées, des pauses et du moment où l’on repart, sans horaires à respecter ni programme imposé.
C’est aussi choisir ce que l’on veut voir. Un château à quelques kilomètres de l’itinéraire, un village sur la route, un marché le matin : on peut faire un détour ou s’arrêter dès que l’on souhaite. Une partie du voyage se construit en chemin, au fil des découvertes.
À vélo, on traverse les paysages et on a le temps de s’en imprégner. Se déplacer à vélo permet de traverser des lieux où l’on ne se serait probablement jamais arrêté.
Le budget est un autre argument. Une fois le vélo et l’équipement réunis, les dépenses se limitent à l’hébergement, aux repas et au train pour rejoindre le départ. Pas de carburant, pas de péage, pas de stationnement, en ce moment c’est plus qu’un argument !
Enfin, le voyage à vélo reste une activité physique. Pour certains, c’est une façon douce de bouger pendant les vacances ; pour d’autres, un vrai défi, avec des étapes longues ou des cols à franchir. Chacun à son rythme !.
Préparer un voyage qui vous ressemble
L’intérêt du vélotourisme est de construire son voyage selon ses propres critères : la distance quotidienne, les sites à visiter, le niveau de difficulté. C’est aussi ce qui rend la préparation délicate et des fois fastidieuse.
La principale difficulté consiste à choisir où s’arrêter chaque soir. Une étape équilibrée tient compte de plusieurs éléments à la fois :
- la distance, adaptée à sa forme et à celle de ses compagnons de route ;
- le dénivelé, qui peut transformer 50 km faciles en journée exigeante ;
- le temps de visite, pour profiter des lieux sans arriver trop tard à l’hébergement ;
- les possibilités d’hébergement et de ravitaillement dans la ville d’arrivée.
Faire ces calculs à la main, carte et tableur à l’appui, prend du temps. Et il suffit de vouloir ajouter une visite ou raccourcir une journée pour devoir tout reprendre.
Des outils en ligne simplifient cette étape. Le calculateur d’itinéraire de viavelo, par exemple, découpe le parcours en étapes à partir d’un départ, d’une arrivée et d’une distance quotidienne, puis affiche la carte et les sites à visiter le long du trajet. Rien n’est figé : on peut modifier une étape, et l’itinéraire s’adapte.
Une fois le parcours arrêté, il reste quelques points pratiques. Vérifier les conditions de transport des vélos dans les trains, à l’aller comme au retour. Réserver les hébergements en haute saison : le label Accueil Vélo signale ceux situés à moins de 5 km d’un itinéraire cyclable. Et partir léger, avec deux sacoches plutôt qu’un sac à dos.
Commencer simplement
Un premier voyage à vélo peut se limiter à deux ou trois jours sur une véloroute plate, comme la Loire à Vélo ou la ViaRhôna. C’est le meilleur moyen de trouver son rythme et de savoir quelle distance quotidienne convient. Les voyages suivants pourront être plus longs, plus sportifs, ou simplement plus lents.